Une soirée en direct du Club Tent…
Ambiance jeudi soir au Paléo
Photo ©
ETAP
En parallèle de la grosse
soirée Reggae-Dub du jeudi 24 juillet avec Dub inc., Tiken Jah Fakoly et Manu Chao, le Paléo s’est mis au pop-rock à orientation punk tout d’abord, puis World Music. Les organisateurs reçoivent
entre autres The Dodoz, Brisa Roché et Firewater sous le Club Tent.
Dès 17h15, honneur aux Dodoz, le groupe
chouchou de Pete Doherty et de ses « bébés désordonnés » en provenance directe de Toulouse, pour soi-disant donner un coup de kärcher à scène rock française. On nous promet un son
électrique et puissant, une chanteuse survoltée, bref un groupe capable de mettre le feu au Club Tent malgré l’heure et la chaleur. Au final, des riffs simples et maintes fois déjà vus, une
manque de charisme flagrant et un public moyennement emballé. A leur crédit, on peut souligner leur jeune âge (ils viennent d’avoir leur Bac) et leur peu d’expérience de la scène. Attendons donc
encore quelques concerts pour les juger…
Brisa
Roché
Photo © Boris Soula
A 20h15, ce fut au tour de Brisa Roché, cette franco-colombienne à la voix si particulière, de se frotter au public du club. Souvent comparée
à Bjork pour son physique et sa musique étrange et emprunte de poésie, elle ne décevra pas. Certes, son univers très particulier s’adresse aux aventuriers des sons, mais on peut lui reconnaître
une originalité débordante, de très bons musiciens et une vraie présence scénique. On peut facilement décrocher face à des lignes de chant aussi personnelles et une musique aussi difficile
d’approche, mais finalement le public ne s’y trompera pas et remplira la salle aux deux tiers. Cet OVNI musical risque de rester en orbite et de nous intriguer encore longtemps.
Firewater
Photo © Lionel
Flusin
En
troisième partie, après une heure trente de pause musicale, le Club Tent remet le couvert avec les Américains de Firewater. Des musiciens engagés, qui en opposition avec la politique de la Maison Blanche, ont fui leur pays direction l’Inde puis le reste du monde. Pour une fois, on peut
remercier Bush, sans qui nous n’aurions jamais pu entendre ce rock festif teinté de sonorités arabes. Une voix rocailleuse, des instruments peu courants dans un groupe de rock (trompette,
tambourins), un son original et entraînant. Cette fois, et pour la première fois de la soirée sous cette tente, le public est réellement conquis, la tente se remplit progressivement et restera
pleine à craquer jusqu’à la fin du concert. Les solos de percussion sont efficaces, les mélodies sautillantes. Comme prévu et sans mauvais jeu de mot, Firewater a mis le feu au Club
Tent !
VALERIE MARCHAT
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